Le projet

« C’est l’histoire d’un musée au Luxembourg où des visiteurs ne se contenteraient pas de regarder poliment les œuvres, mais décideraient sur un coup de tête de tester pendant quelques minutes un décollement du monde : un voyage retransmis, des corps fragmentés, flottants. Puis un film, le début d’une autre histoire. » Sylvie Blocher

Mudam Luxembourg - Musée d'Art Moderne Grand-Duc Jean, I. M. Pei Architect Design © Photo : Christian Aschman

Machinerie de vol : Yves Barta (Fantasmagorie)
Captation vidéo : Riccardo Besantini, Olivier Koos (Chromatik)
Responsable technique / Régie vidéo : Jean-Luc Ciber
Assistant régie : Dominique Dusek
Production : Mudam & Tarantula Luxembourg

Inscriptions du 2 au 31 octobre 2014 :
(+ 352) 691 488 485 / Réservations en ligne
Tournage au Mudam entre le 5 et le 30 novembre 2014

L’installation vidéo Dreams Have a Language sera visible pendant toute la durée de l’exposition.

À l’occasion de son exposition personnelle au Mudam, l’artiste française Sylvie Blocher propose Dreams Have a Language, un projet ambitieux mêlant œuvre participative, installation vidéo et production d’un film. Pendant les premières semaines de l’exposition, tout au long du mois de novembre 2014, le Grand Hall du musée est transformé en un studio de tournage en pleine activité déployé autour d’une machinerie de vol d’une dizaine de mètres de haut. Par l’intermédiaire d’une annonce diffusée via les journaux et les réseaux sociaux, l’artiste invite qui le souhaite à franchir les portes du musée pour se détacher du sol et « repenser le monde ». « Pour participer, vous devez vous inscrire et vous présenter au Mudam avec une idée pour changer le monde. Celle-ci peut être poétique, politique, musicale, émotionnelle, esthétique, révolutionnaire, scientifique, architecturale, éducative, financière, climatique, culinaire, environnementale, etc. Toutes les idées, des plus simples aux plus ambitieuses, sont les bienvenues », précise l’annonce.

Les images des corps en suspension tournées dans le Grand Hall par l’équipe de tournage sont retransmises au cœur de l’exposition, au sein d’une installation vidéo investissant le Foyer du musée de manière inédite. Silencieuses et au ralenti, projetées sur quatre écrans repartis dans l’espace, elles créent un environnement immersif où notre rapport au temps et à l’espace est remis en jeu. À travers les fragments de corps qu’elle met en scène, l’installation vidéo propose également une réflexion sur les questions de l’identité, de l’altérité et de la communauté.