Biographies

Sylvie Blocher

Sylvie Blocher et Shaun Ross pendant le tournage de l’œuvre « A More Perfect Country » (2012) de la série des « Speeches » (2009-2012, Collection Mudam) © Photo : Christophe Beauregard

L’artiste française Sylvie Blocher développe depuis le début des années 1990 une œuvre vidéographique prenant pour matière première l'humain – matière fragile et imprévisible, mais dotée d’une présence extrême. Elle engage une « poétique de la relation », de l’émancipation, questionne les identités, l’écriture de l’histoire, la présence du féminin dans les corps masculins. Réalisées dans des contextes géographiques variés – Europe, Amérique du Nord, Brésil, Inde, Chine, etc. –, ses œuvres sont pensées sur le mode de l’échange : elles impliquent souvent la participation de personnes extérieures invitées à prendre la parole ou à agir devant la caméra, l’artiste partageant alors son autorité avec les « modèles » pour créer ce qu’elle nomme des « Living Pictures », des images vivantes.

L’œuvre de Sylvie a fait l’objet d’expositions personnelles dans des institutions telles que le Museum of Contemporary Art de Sydney (2010), le San Francisco Museum of Modern Art (2007) et le Casino Luxembourg (2003). Elle a également été présentée dans des expositions collectives et d’importantes manifestations internationales (Les Désastres de la guerre, Louvre-Lens, 2014 ; Liverpool Biennial, 2012 ; elles@centrepompidou, Centre Pompidou, 2010 ; Biennale de Lyon, 2009 ; La Force de l’art, 2006 ; Biennale de Venise, 2003) et fait partie des collections de plusieurs musées internationaux, tels que le San Francisco Museum of Modern Art, le Mudam Luxembourg et le Centre Pompidou.

Sylvie Blocher a par ailleurs créé en 1997, avec l'architecte-urbaniste François Daune,  Campement Urbain, un groupe à géométrie variable qui travaille sur les nouvelles urbanités et qui a reçu en 2002 le Prix International de la Fondation Evens : Art Community Collaboration.

Sylvie Blocher est née en France. Elle vit et travaille à Saint-Denis. 

Donato Rotunno

Donato Rotunno
© Tarantula

La carrière de réalisateur de Donato Rotunno commence avec le court-métrage Fishtrip (1996), pour se prolonger avec des documentaires sur des des thèmes spécifiques au Luxembourg tels que l’immigration (Terra Mia Terra Nostra, 2012 ; Les Mesures du rectangle, 2005), le croisement culturel (Blà Blä Blá, 2006), la place de la politique dans notre société (André et les voix dissidentes, 1999), ou encore le rapport entre l’art contemporain et le cinéma (Making of a picture et Landscape with a corpse, 2005, inspiré des œuvres du photographe japonais Kaoru Izima). Son premier long-métrage de fiction, In a Dark Place (2006), a remporté le prix de la meilleure contribution artistique au Lëtzebuerger Filmpräis en 2007. Il termine actuellement son prochain long-métrage, Baby(a)lone, une adaptation du roman Amok de l’écrivain luxembourgeois Tullio Forgiarini, et travaille à quatre mains avec Jean Portante sur l’écriture du scénario original prolongeant des thèmes abordés dans Terra Mia Terra Nostra.

Diplômé en études cinématographiques de l’Institut des Arts de Diffusion de Louvain-la-Neuve, Donato Rotunno a, en tant que producteur, cofondé en 1994 la société de production Tarantula Luxembourg, à travers laquelle il a supervisé à ce jour plus de 18 longs métrages. 

Donato Rotunno est né en 1966 au Luxembourg. Il vit et travaille à Luxembourg.